Symptômes du Cushing (PPID) chez le cheval
Les manifestations du PPID peuvent varier fortement d’un cheval à l’autre et sont parfois discrètes au début. À mesure que la maladie progresse, les symptômes deviennent plus évidents.
Symptômes les plus connus
- un poil long, souvent frisé, qui mue mal ou pas du tout
- la fourbure (près de 25% des chevaux atteints de PPID y sont confrontés)
Autres signes fréquents
- amas graisseux au-dessus des yeux
- augmentation de l’appétit
- perte musculaire, surtout au niveau du dos, donnant un ventre pendant avec un dos creusé
- baisse des défenses, infections et inflammations plus fréquentes
- plaies qui cicatrisent mal
- transpiration excessive
- boit beaucoup et urine beaucoup
- fertilité diminuée chez les juments
- dans de rares cas, cécité ou crises ressemblant à des malaises
Signaux précoces, moins spécifiques
- moins d’envie de travailler
- baisse de performance
- changements subtils de comportement (plus calme, plus somnolent, moins alerte)
Le lien avec la fourbure
Les chevaux atteints de PPID présentent un risque accru de fourbure, notamment en raison de perturbations de la régulation du sucre et de l’insuline. La fourbure est l’une des complications les plus graves du PPID.
En savoir plus sur la fourbure dans notre blog Fourbure.
Diagnostic du PPID
Chez un cheval âgé présentant des symptômes compatibles, le vétérinaire pensera rapidement au PPID. Le diagnostic est généralement posé grâce à une analyse de sang, mesurant des hormones spécifiques comme l’ACTH.
Parfois, des examens complémentaires sont nécessaires, par exemple:
- répéter le test après 3–6 mois
- des tests de stimulation pour mesurer la réponse hormonale
- mesurer le glucose et l’insuline pour détecter une insulinorésistance ou un diabète
Ce dernier point est important, car un déséquilibre de la régulation du sucre augmente encore le risque de fourbure.
Traitement du Cushing (PPID)
Le PPID ne se guérit pas, mais se traite bien.
Médication
Le traitement standard repose sur un médicament comme la pergolide, un agoniste dopaminergique. Ce traitement freine la production excessive d’hormones par l’hypophyse.
- le traitement doit être administré à vie
- une amélioration est souvent visible en 4 – 6 semaines
- la dose doit parfois être ajustée au fil du temps
Un suivi régulier par le vétérinaire reste indispensable.
Alimentation et gestion au quotidien en cas de PPID
Une gestion adaptée est essentielle pour limiter les complications:
- une ration pauvre en sucre et en amidon
- prudence avec l’herbe riche
- des soins réguliers des sabots (toutes les 8–10 semaines)
- traiter rapidement les plaies et infections
- coproscopie et contrôle dentaire périodiques
Soutien en cas de Cushing
En plus de la médication, des compléments peuvent aider à garder le cheval aussi confortable que possible, par exemple:
Ces produits peuvent soutenir les chevaux atteints de PPID, mais ne remplacent jamais un traitement prescrit par le vétérinaire.
PPID versus EMS: quelle différence?
| PPID (Cushing) |
Syndrome métabolique équin (EMS) |
| Chevaux âgés (>15 ans) |
Chevaux plus jeunes |
| Perte musculaire (surtout au niveau du dos) |
Pas de perte musculaire |
| Boit et urine beaucoup |
Comportement de boisson et d’urine normal |
| Poil long et frisé |
Poil normal |
| Amas graisseux au-dessus des yeux et ventre pendant |
Amas graisseux au niveau de l’encolure, des épaules et de la base de la queue |
| Insulinorésistance |
Insulinorésistance |
| Fourbure |
Fourbure |
Il arrive que le PPID et l’EMS soient présents en même temps, ce qui complique la prise en charge.
Suivi et qualité de vie
Bien que le PPID soit une affection chronique, de nombreux chevaux peuvent conserver une bonne qualité de vie pendant des années grâce à un traitement et des soins adaptés. Un suivi régulier, une attention portée à l’alimentation et une prise en charge rapide des symptômes font toute la différence.
Le Cushing chez le cheval (PPID) est fréquent chez les chevaux âgés, mais il se gère heureusement bien. Détection précoce, médication adaptée, alimentation ajustée et suivi rigoureux sont les clés d’une vie confortable et active à un âge avancé. Vous suspectez des symptômes de PPID chez votre cheval? Contactez toujours votre vétérinaire.
Vous souhaitez en savoir plus sur le PPID chez le cheval? Contactez-nous via veterinaire@medpets.fr.